Démarche participative terminée depuis le Lundi 28 juin 2021

En application de la Directive Européenne 2002/49/CE du 25 juin 2002 (transposé en droit français via les articles L. 572-1 à L 572-11 du code de l’environnement), la Métropole Rouen Normandie, comme toutes les unités urbaines de plus de 100 000 habitants doit élaborer une cartographie du bruit ainsi qu'un Plan de Prévention du Bruit dans l'Environnement (PPBE) sur son territoire.
Les objectifs des cartes de bruit et des PPBE sont :
- d'évaluer l'exposition au bruit des populations et des établissements sensibles (bâtiments de santé et d'enseignement);
- d'en informer la population;
- de contribuer à la définition des priorités d'actions préventives et curatives concernant la réduction du bruit faisant l'objet d'un plan de prévention
Une mise à jour de la cartographie du bruit a été approuvée en Conseil Métropolitain en mars 2021. (Cliquez ici pour consulter la carte du bruit)
A la suite de cette mise à jour et afin de respecter la réglementation européenne, un nouveau Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement doit être approuvé avant la fin de l’année 2021. Préalablement à la réalisation de ce nouveau PPBE qui sera approuvé par le conseil métropolitain, la Métropole souhaite consulter ses habitants sur la définition des « zones de calme ».
DÉFINISSONS ENSEMBLE LES "ZONES CALMES"
L'article L.572-6 du Code de l'Environnement donne la définition suivante des zones calmes : "les zones calmes sont des espaces extérieurs remarquables par leur faible exposition au bruit, dans lesquels l’autorité qui établit le plan souhaite maîtriser l’évolution de cette exposition compte tenu des activités humaines pratiquées ou prévues".
Pour ne pas se limiter à cette définition juridique et technique, la Métropole souhaite travailler avec la population sur une définition collective et partagée des "zones calmes". L'objectif est de s'appuyer sur l'expérience d'usage des habitants et habitantes pour identifier les espaces extérieurs dans lesquels ils peuvent se reposer, se ressourcer, avoir des moments de sociabilité et de loisir dans un cadre naturel ou en "déconnexion" avec l’ambiance urbaine.
3 questions pour identifier les "zones calmes"
Pour contribuer à la définition des zones calmes, la Métropole vous invite à répondre à 3 questions sur la présence du bruit dans votre environnement et sur les lieux calmes que vous avez pu identifier sur votre commune.
Un module de commentaires libres pour affiner votre participation
En complément de ces 3 questions, vous avez la possibilité de faire une "contribution libre" en utilisant le module de commentaires située en bas de cette page.
EN SAVOIR PLUS SUR LES NUISANCES SONORES
Deux articles principaux du Code de la Santé Publique donnent une définition légale de la lutte contre les nuisances sonores (qui sont donc de deux types : les bruits d’activités et les bruits de comportement) :
Article R1334-31 : "Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, qu'une personne en soit elle-même à l'origine ou que ce soit par l'intermédiaire d'une personne, d'une chose dont elle a la garde ou d'un animal placé sous sa responsabilité".
Article R1334-32 : " Lorsque le bruit mentionné à l'article R. 1334-31 a pour origine une activité professionnelle autre que l'une de celles mentionnées à l'article R. 1334-36 ou une activité sportive, culturelle ou de loisir, organisée de façon habituelle ou soumise à autorisation, et dont les conditions d'exercice relatives au bruit n'ont pas été fixées par les autorités compétentes, l'atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme est caractérisée si l'émergence globale de ce bruit perçu par autrui, telle que définie à l'article R. 1334-33, est supérieure aux valeurs limites fixées au même article.
Lorsque le bruit mentionné à l'alinéa précédent, perçu à l'intérieur des pièces principales de tout logement d'habitation, fenêtres ouvertes ou fermées, est engendré par des équipements d'activités professionnelles, l'atteinte est également caractérisée si l'émergence spectrale de ce bruit, définie à l'article R. 1334-34, est supérieure aux valeurs limites fixées au même article (1).
Toutefois, l'émergence globale et, le cas échéant, l'émergence spectrale ne sont recherchées que lorsque le niveau de bruit ambiant mesuré, comportant le bruit particulier, est supérieur à 25 décibels A si la mesure est effectuée à l'intérieur des pièces principales d'un logement d'habitation, fenêtres ouvertes ou fermées, ou à 30 dB (A) dans les autres cas".
Pour en savoir plus sur le "bruit" et sa cartographie : https://www.metropole-rouen-normandie.fr/cartographie-du-bruit-de-la-metropole
- Connectez-vous ou inscrivez-vous pour poster un commentaire.
Vous devez disposer d'un compte et être connecté pour pouvoir déposer votre avis.
Connectez-vous ou inscrivez-vous
Avis et commentaires (16)
Passage de quads assez bruyants en Forêt verte pendant les week-ends, et également des courses de vitesse en moto sur la départementale entre Isneauville et Houppeville, en week-end ou le soir, engendrant des nuisances sonores qui remontent jusqu'au plateau à Houppeville. Sans pareler du risque sécuritaire lorsque l'on se trouve en vélo sur leur chemin !
Le quartier des Portes de la Forêt, primé il y a quelques années comme étant un exemple d'innovations en matière de conception d'habitat en lotissement, se trouve aujourd'hui confronté à des nuisances (sonores et polluantes) qui pourraient être nettement atténué, notamment par la mise en place d'une protection intégrée à l'environnement le long de la rocade de plus en plus utilisée par le trafic routier. Le lotissement, habité par des familles où les jeunes enfants sont en nombre (2 écoles existent dans ce quartier), n'en serait que plus confortable et sécurisé. C'est dans l'air du temps, la rénovation des logements, le souci de tendre vers des énergies propres mais aussi de rendre les secteurs d'habitation comme véritables lieux de repos, doivent être des arguments porteurs d'un tel projet.
Résidant dans la très bruyante vallée du Cailly...et sur le seul critère du bruit nous avons retrouvé des nuits plus apaisées depuis l'arrêt de l'usine Vallourec et de ces bruits métalliques s'entrechoquant à n'importe quelle heure de la nuit!
Au-delà de cet épuisement, les effets délétères du bruit sur la santé ne sont d’ailleurs pas rassurant. A l’image du dernier rapport (http://villeaeroport.fr/pdf/rapport_final_bruitparif_fevrier_2019.pdf) de Bruitparif, l’organisme chargé de mesurer les nuisances sonores sur Paris, qui classe le bruit comme « la seconde cause de morbidité derrière la pollution atmosphérique » parmi les facteurs de risque environnemental en milieu urbain. Les conséquences sanitaires dépassent la simple gêne occasionnée. Le principal effet correspond aux perturbations du sommeil. Un environnement bruyant favorise aussi les maladies cardiovasculaires ou provoque des retards dans les apprentissages.....
Habitante du secteur des Portes de la Forêt à Bois Guillaume, je sollicite la Metropole pour l’étude de faisabilité d’un mur anti bruit végétalisé innovant et respectueux de l’environnement sur le tronçon D1043 qui longe les habitations. En effet, les nuisances sonores quotidiennes et croissantes, ainsi que la pollution occasionnées par la circulation sont toxiques et dégradent notre cadre de vie .
J'habite aux portes de la foret à Bois Guillaume, nous sommes victimes de 7h à 20 h de nuisances sonores très importantes dûes au gros flux de circulation sur la départementale qui longe la forêt verte.