Je participe ... en ligne !
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir suivre vos démarches favorites, laisser vos commentaires, participer aux ateliers et réunions publiques et répondre à nos sondages et questionnaires
Pas d'événement à venir pour le moment.
Pas de questionnaire ouvert pour le moment.
Pas de carte participative ouverte pour le moment.
Avis et commentaires (5)
Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cette démarche.
très bien de la sorte !
Je partage la plupart des avis ici postés et notamment celui de Cédric Dominas, il nous faut du vert, du vert et encore du vert, pas d'habitations.
Appeler ce quartier un éco quartier n'est pas du tout compréhensible par le grand public. Le grand public voit éco comme une zone écologique, or la zone n'a rien, absolument rien d'écologique à mon sens : de la construction, encore et toujours. Oui, les constructions vont respecter toutes les règles de haute performance énergétique… ISO… (voir peut-être plus). Mais l'enjeu est sur l'environnement et surtout les alentours, qui eux n'ont rien, mais alors absolument rien d'écologiques voir sont plus que dangereux… et oui, Lubrizol ne semble pas avoir servi de leçon.
Et pourquoi pas une gigantesque maison close à la place .
copie d'un courrier adressé au Maire de Rouen et pdt de la Métropole
Monsieur le Maire de Rouen et président de la Métropole,
Je fais partie de la dizaine de personnes qui a été invitée le 12 janvier à participer à la concertation sur les risques concernant le futur quartier Flaubert.
Je ne peux qu’approuver le principe de cette démarche, mais j’ai décidé d’arrêter ma participation à la deuxième séance, le 9 février. En effet, je n’ai pas été convaincu par le style très « cadré » de cette concertation.
Une concertation très (trop) « cadrée ». D’emblée, nous avons été informés que cet exercice serait limité par des « invariants » impossibles à remettre en question, lesquels nous ont été énumérés. Puis a été développé l’argumentaire selon lequel le quartier Flaubert serait certes exposé à des risques, mais finalement pas davantage que le reste de l’agglomération. J’ai ressenti, ce qui s’est confirmé par la suite, que notre participation devait donc se limiter à proposer des mesures d’accompagnement pour un projet qu’il était urgent de « sortir ».
Ce n’est pas ainsi que je concevais ma participation.
Les échanges lors de la première réunion du 12 janvier ont malgré tout permis de mettre en lumière certains faits.
1/ Quartier Flaubert : des risques mal identifiés et mal mesurés
Lors de la première séance nous a été présenté un extrait d’une carte des risques technologiques pour Lubrizol (carte PPRT), peu compréhensible et pour tout dire, peu convaincante, avec ses périmètres de risques collés à l’usine. Une carte du risque inondation (PPRI) a aussi été montrée.
A mon avis, ces cartes ne donnent qu’une idée partielle et fragmentée du sujet « risques ».
Je fais le constat qu’il n’existe pas aujourd’hui de cartographie simple, pédagogique et crédible de l’ensemble des risques et des pollutions auxquelles serait exposé le quartier Flaubert (mais aussi l’ensemble de la rive gauche).
Au fil des échanges, nous avons pu identifier :
• le risque inondation, qui semble avoir été bien intégré dans la conception du plan du futur quartier ;
• la proximité immédiate de Lubrizol (mal identifié sur les cartes du quartier présentées) mais aussi d’autres établissements industriels à risques (non identifiés sur les cartes) : cumul de risques d’incendie et de risques d’explosion, auquel s’ajoute probablement l’exposition des riverains à une pollution permanente de l’air (des mesures de qualité de l’air sont-elles effectuées sur le site du quartier Flaubert et aux alentours ?) ;
• la présence des silos à grains, qui présentent un risque d’explosion (non identifié sur les cartes) ;
• la présence de la voie rapide vers le pont Flaubert, destinée à devenir une voie majeure d’entrée dans Rouen, qui exposera les populations riveraines au bruit et à la pollution ; et la présence de voies ferrées, qui pourraient s’avérer très bruyantes. Aucune objectivation de ces nuisances (mesure de la pollution de l’air, mesure du bruit en fonction du trafic prévisible) n’a été fournie au débat.
Après recherche, dans le diagnostic territorial du PLUI de Rouen, sauf erreur de ma part, je n’ai rien trouvé sur les risques, alors que chacun sait que l’agglomération rouennaise est directement impactée par la présence de nombreux établissements industriels à risques.
Construire la transparence et objectiver les risques. C’est pourquoi il me semble que, dans un souci de transparence, la réalisation d’une carte pédagogique identifiant et objectivant l’ensemble des risques, pollutions et nuisances concernant le futur quartier, mais aussi la rive gauche et l’agglomération de Rouen, est un préalable. Elle devrait être présentée aux habitants de Rouen et de la métropole à l’occasion des débats à venir. Pour nous, elle aurait vocation à dessiner un univers de contraintes devant orienter la conception de l’urbanisme de demain.
2/ Une culture collective du risque industriel inexistante
Un point de vue (dominant) présenté par les organisateurs de l’atelier « risques » est qu’il conviendrait surtout de préparer les futurs habitants du quartier Flaubert à des mesures de protection (type confinement chez soi ou dans des espaces protégés) et d’évacuation en cas de problème... le reste ne serait lié qu’à des « inquiétudes » un peu irrationnelles qu’il faudrait dissiper.
Telle n’est pas ma position. Il faut tirer des leçons de l’accident Lubrizol.
Penons acte que notre culture collective du risque industriel/technologique est proche de zéro. Force est de constater que plus d’un an après l’accident Lubrizol, nous en sommes au même point : peu d’informations accessibles, peu de surveillance des établissements à risques, pas de préparation aux incidents, pas de véritable suivi sanitaire. Le réalisme nous donne à penser que cela ne changera pas à court/moyen terme.
Or on assiste à une multiplication des incidents dans l’agglomération, liés à l’obsolescence d’un appareil industriel mal entretenu et mal surveillé1. Le dernier en date, celui de Multisol, dans la nuit du 31 décembre, aurait pu se révéler pire que celui de Lubrizol : c’est une nouvelle alerte.
Le « droit à un environnement sûr » prévu par la Constitution est un préalable pour la réalisation de quartiers nouveaux. La Commission européenne demande à la France des efforts plus rapides pour améliorer la qualité de l’air, sous peine de sanctions. Des zones à faible émission vont être mises en place dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants. Serait-il cohérent, à l’heure de la transition écologique/énergétique, dont Rouen veut être l’un des chefs de file, d’aggraver l’exposition de la population par la construction d’un nouveau quartier exposé à des émanations toxiques et à des risques d’explosion ?
En outre, il existe aussi un risque juridique : la Constitution intègre la Charte de l’environnement, qui stipule dans son article 1er « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ».
3/ Proposer un scénario mode « pause »
Lors des discussions du premier atelier, un scénario alternatif a été proposé : accepter de mettre en mode « pause » l’aménagement du quartier Flaubert. Il serait irresponsable d’exposer 15 000 habitants à des risques majeurs qui ne sont pas maîtrisés, et à des nuisances qui ne sont pas mesurées alors que d’autre quartiers, moins exposés (ex. gare Saint-Sever), offrent des opportunités d’aménagement importantes.
Lier transition écologique/énergétique et aménagement du quartier Flaubert...
Les accidents industriels récents (AZF etc.) montrent que les centres urbains ne peuvent plus accueillir des établissements industriels à haut risque. C’est seulement au fur et à mesure que se réalisera la transition industrielle rouennaise, par la délocalisation progressive des activités industrielles les plus dangereuses, et par leur transformation en activités économiques/écologiques (recyclage et dépollution, énergies renouvelables, filière hydrogène etc.), que pourrait se réaliser graduellement, dans des conditions sereines, le quartier Flaubert.
...et engager une réflexion sur la recomposition à long terme des espaces industriels de bord de Seine.
A mon avis, il serait opportun d’engager une réflexion sur la requalification/recomposition à grande échelle des fonciers industriels/logistiques rouennais en bord de Seine, en s’inspirant de ce qui a été réalisé lors du départ de Petroplus. En parallèle, il serait intéressant de repérer, dans le cadre du grand projet de l’axe Seine, les fonciers pouvant accueillir des activités industrielles à risques (ex. Mantes-Porcheville ?).
Je vous prie d’accepter, monsieur le Maire et Président de la Métropole, mes salutations les plus distinguées.
Eric GALMOT
urbaniste
Bonjour,
Sur cet espace la meilleur solution me paraît être un parc avec un espace ou il y aurait beaucoup d'arbres. J'ai constaté ces dernières années que les rouennais adore ce genre d'endroit (exemple : aménagement des quais de seines rives gauches, parc des bruyères, forêt du Rouvray,....) d'autant plus que les ilots de chaleurs sont encore présents a Rouen et peu appréciés. L'aménagement en un grand parc avec de nombreux arbres me parait une suite logique et cohérente avec les travaux réalisés sur les quais de seines rives gauches. De plus il existe de nombreuses zones dans Rouen ou des immeubles et bâtiment sont laissés a l'abandon, ceux ci peuvent être aménagés pour être habités. Nous utiliserons ainsi une zone urbaine déjà présente car il est dans notre devoir pour les génération futures de limiter l'étalement urbain.