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Dans le cadre du Plan Vélo 2035, la Métropole Rouen Normandie souhaite développer le Réseau Interconnecté Vélo en réalisant une voie verte le long de la Seine entre les communes de Saint- Pierre-de-Manneville et Duclair. Cet aménagement d’environ 15 km, ouvert aux piétons et aux cyclistes, viendra compléter la voie verte réalisée en 2016 entre les communes de Val-de-la-Haye et Saint-Pierre-de-Manneville qui connaît un succès grandissant.
Fruit d’une collaboration étroite entre la Métropole Rouen Normandie et les communes concernées, ce projet, qui s’inscrit également dans une dynamique touristique de la Vallée de la Seine, vise à promouvoir le patrimoine local riche de ses diversités : forêts, coteaux, marais, bords de Seine, monuments historiques.
L’intérêt de cet aménagement repose sur un passage de la voie verte en bord de Seine sur le chemin de contre-halage, intérêt renforcé par le fait qu’il n’existe aucun itinéraire alternatif entre Duclair et Saint-Pierre- de-Manneville à l’exception de la route départementale 982 qui ne permet pas une circulation des cyclistes en toute sécurité. Le projet étant situé au cœur du site classé de la vallée de la Seine – Boucle de Roumare, il nécessite la réalisation d’études réglementaires et environnementales visant à appréhender l’impact du projet sur l’environnement ainsi que l’établissement d’une Déclaration d’Utilité Publique (DUP).

La voie verte est un aménagement en site propre réservé à la circulation non motorisée, elle est destinée principalement aux piétons et aux cyclistes.
Sa mise en place est faite dans un cadre avant tout touristique et de loisirs mais aussi d’amélioration des mobilités actives. Celle-ci doit être accessible au plus grand nombre sans exigence physique particulière et sécurisée en conséquence.
Sa conception demande une intégration harmonieuse et consensuelle des différents types d’usagers, de ce fait elle devra veiller à assurer une bonne compatibilité entre les usagers roulants et marchants.
Les voies vertes peuvent être projetées en milieu rural ou urbain et emprunter les chemins de halages, les voies ferrées désaffectées, les routes forestières, les promenades littorales, les parcs urbains…
Elles sont établies dans le respect de l’environnement, de la culture et du patrimoine.
La voie verte permet d’accueillir plusieurs types d’usagers et pratiques, en effet celle-ci n’est pas seulement limitée à l’usage des vélos et des piétons, elle doit permettre également d’accueillir les rollers, les Personnes à Mobilité Réduite voir les cavaliers.
Les piétons
Parmi ce type d’usagers nous pouvons distinguer trois grandes catégories dont les pratiques diffèrent :
Les cyclistes
Deux usages possibles sont à prendre en compte dans l’aménagement des voies vertes pour les cyclistes :
La pratique de loisirs représente cependant la majorité des utilisateurs du vélo sur ces aménagements, ils effectuent des distances relativement courtes variant de 10 à 40 km et à des vitesses variables, cette pratique pouvant être faite à tout âge.
Les pratiquants itinérants, parcourent principalement des distances moyennes de 45 km par jour. Ils utilisent le vélo comme moyen de transport pour voyager et changeant d’hébergement chaque soir.
Les rollers
La pratique du roller augmentant ces dernières années, le patineur peut adopter un comportement se rapprochant du piéton ou du cycliste, variant les distances parcourues suivant l’expérience et la pratique de chaque usager. L’offre d’espaces adaptés à cette pratique est actuellement très limitée et la réalisation de voies vertes contribue à développer de façon considérable la pratique.
Les Personnes à Mobilité Réduite
Pour rappel la notion de PMR inclut à la fois : les personnes gênées dans leur déplacement momentanément (Personnes malades ou accidentées, enceintes, accompagnées d’enfant, ...) les personnes gênées durablement (les personnes handicapées, les personnes âgées, …).
Tout comme les pratiquants du roller, les PMR n’ont que très peu d’espaces de pratiques possibles.
Ayant besoin de conditions de circulation spécifiques (pentes en travers et en long réduites, dégagement de tout obstacle), elles sont donc demandeuses de lieux de promenades et de pratiques sportives, que la création de voies vertes peut apporter.
L’aménagement d’une voie verte entre Saint Pierre de Manneville et Duclair permettra de relier la voie verte des boucles de Roumare, réalisée en 2016, à Duclair par la Rive Droite de la Seine en traversant les communes de Quevillon, Saint Martin de Boscherville, Hénouville et Saint Pierre de Varengeville.
Cet itinéraire desservirait également le site Touristique de l’Abbaye de Saint Martin de Boscherville.
Les principaux enjeux de cet aménagement sont liés :
Enjeux touristiques
L’atout principal de cette piste cyclable d’un point de vue touristique est de rendre l’abbaye Saint Georges de Boscherville accessible à vélo :
D’autres points d’intérêt sont également reliés :
Enfin, cette partie du territoire dispose de nombreux hébergements (gîtes et chambres d’hôtes) très qualitatifs :

Enjeux de Mobilité
La liaison entre Saint-Pierre-de- Manneville et Duclair reliera les itinéraires n°3 et n°11 du Réseau Express Vélo connectant ainsi les communes traversées aux centralités que sont Duclair et Rouen en empruntant soit la Seine à Vélo sur la rive droite ou l’itinéraire 3 sur la rive gauche.
L’aménagement de la voie verte sur le chemin de contre-halage permettra également de connecter les différents itinéraires du Réseau Interconnecté Vélo tel que la liaison entre Saint-Martin-de-Boscherville et Canteleu notamment.

Enjeux environnementaux
Le tracé de la voie verte traverse de nombreux sites à forts enjeux environnementaux.
Ainsi, le projet :
Le projet ayant fait l’objet d’une demande d’examen au cas par cas auprès de la DREAL, celui-ci a été soumis à une étude d’impact et à l’obtention d’une autorisation environnementale.
Enjeux fonciers
Pour des raisons tenant, à la fois, à la sécurité des usagers, à l’entretien et à la protection du domaine public, la circulation sur les chemins de halage et les berges des voies navigables est strictement réglementée.
La servitude de halage et de marchepied permet aux pêcheurs et aux piétons d’utiliser le chemin de halage et la portion de berge faisant partie du domaine public fluvial, dans la mesure où le permet l’exploitation.
Ainsi, il est interdit de circuler à vélo, à cheval ou avec des véhicules motorisés, sauf autorisation individuelle, écrite, précaire et temporaire (article 62 du décret du 6 février 1932 portant règlement général de police des voies de navigation intérieures et articles R4241-68 et suivants du Code des transports).

La réalisation de la voie verte sur les chemins de halage ou de contre-halage nécessite donc :
Afin d’appuyer la rédaction de la convention, le projet fera l’objet d’une déclaration d’utilité publique.
La déclaration d’utilité publique du projet permettra également, en cas d’absence d’accord avec les propriétaires des parcelles traversées, d’entamer des procédures d’expropriation.
Enjeux Techniques
Une voie verte est une voie « multi-usages » en site propre, réservée aux usagers non-motorisés : cyclistes, rollers, piétons, jogger, personnes à mobilité réduite…
Le Code de la Route, article R.110-2, définit : « Voie verte : route exclusivement réservée à la circulation des véhicules non-motorisés, des piétons et des cavaliers ».
Par définition, les voies vertes sont bidirectionnelles et une largeur minimale de 3 m est préconisée.

Principe de la configuration courante

Principe de la configuration le long des quais avec muret
Le revêtement préconisé pour la réalisation des voies verte est l’enrobé pour ses caractéristiques suivantes :

Voie verte en enrobé – Trans-Ardennes
DUCLAIR & SAINT PIERRE DE VARENGEVILLE


HENOUVILLE


SAINT MARTIN DE BOSCHERVILLE


QUEVILLON



SAINT PIERRE DE MANNEVILLE

