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  • CONCERTATION PUBLIQUE
Repensons le quartier Rouen Flaubert
Date de lancement de la consultation
Date de clôture de la consultation
Concertation publique Rouen Flaubert

Le projet Rouen Flaubert a été conçu il y a 15 ans. Il est souhaitable aujourd’hui de le remettre sur la place publique, non pas pour le remettre en question mais pour le faire évoluer en fonction des attentes actuelles. Il s’agit notamment de tenir compte des évolutions sociétales, des attentes citoyennes, des changements climatiques et des évènements récents comme l’incendie de l’usine Lubrizol, et la crise sanitaire du COVID-19.

S’agissant d’un projet à rayonnement métropolitain, la concertation est ouverte à l'ensemble des habitant.e.s des 71 communes de la Métropole Rouen Normandie, ainsi qu'au réseau associatif, aux acteurs économiques et usagers du territoire.

Informations sur le projet

Les objectifs de la concertation

  1. Proposer un espace de dialogue permettant à la Métropole de répondre aux questionnements qui ont été véhiculés sur ce projet.
  2. Permettre aux habitants et aux acteurs locaux d’exprimer leurs attentes pour ce quartier.
  3. Se donner la possibilité de faire évoluer le projet de manière à tenir compte des transformations sociétales (risques sanitaires notamment) et du changement climatique (risques d’inondation, canicules plus fréquentes...) dans une approche de résilience.

Les thématiques que la Métropole souhaite aborder lors de cette concertation

Pour engager la démarche de participation citoyenne, la Métropole a identifié plusieurs thématiques sur lesquelles un travail de concertation avec la population et les acteurs du territoire est nécessaire :

  • le devenir de la frange ouest du quartier, espace de transition entre les infrastructures routières, la zone industrialo-portuaire et la zone mixte habitat/activités ;
  • l’aménagement du parc du canal au centre du quartier ;
  • la nature et la biodiversité en ville ;
  • la gestion des déplacements (voiture, transports collectifs, vélo, marche) en interne au quartier et pour le relier aux quartiers existants ;
  • les formes urbaines et architecturales ;
  • la modularité des espaces ;
  • les équipements publics du quartier ;
  • l’adaptation des logements aux conséquences de la crise sanitaire (télétravail,
  • balcons…) ;

Ces thématiques ne sont pas exhaustives et d’autres sujets de concertation peuvent être proposés à la collectivité dans le cadre de cette démarche participative.

Les invariants du projet

Si de nombreux sujets sont proposés à la concertation, d’autres ne peuvent être modifiés et sont à considérer comme des « invariants ». En raison de contraintes techniques, réglementaires ou d’avancement des projets, les invariants identifiés par la Métropole Rouen Normandie sont :

  • le périmètre du quartier et la proximité à la zone industrialo-portuaire ;
  • le raccordement au Pont Flaubert (sous maîtrise d’ouvrage de l’État) ;
  • la poursuite des aménagements déjà engagés ;
  • la poursuite même du quartier au-delà de ce qui a déjà été engagé, toutefois en tenant compte des résultats de cette concertation.

Le dispositif de concertation proposé pour le projet Rouen Flaubert

La concertation publique relative au quartier Rouen Flaubert se déroulera en 2 phases :

  • une 1ère phase de mise en débat des grands principes du schéma directeur du projet, d'octobre 2020 à avril 2021 (6 mois);
  • une 2ème phase de concertation permettra ensuite de préciser les aspects pratiques et opérationnels du projet.

La première phase de concertation : octobre 2020-mai 2021

Cette première phase de concertation fera appel à des outils numériques et des réunions en présentiel avec la population et les acteurs du territoire, ceci afin de permettre à chacun.e de prendre part aux échanges selon les modalités proposées.

La réunion publique du 15 octobre 2020

Une première réunion publique organisée le 15 octobre 2020 a permis un premier temps de présentation des enjeux du projet et de dialogue, afin d’identifier collectivement les sujets à concerter. Ainsi, aux thématiques proposées initialement par la Métropole Rouen Normandie sont venues s’ajouter les propositions citoyennes suivantes :

  • La prise en compte et la maîtrise des risques naturels et industriels
  • La conception des espaces publics pour une meilleure appropriation par les femmes
  • Les services et les commerces de proximité à prévoir

 

 

Suite à cette réunion publique, la Métropole a proposé un questionnaire pour interroger plus largement les citoyen.ne.s sur leur connaissance et leurs premiers ressentis du projet. Par ailleurs ce questionnaire a permis à celles et ceux qui le souhaitaient de prendre une part active dans la concertation en s'inscrivant dans l’un des groupes de réflexion citoyenne qui vont être crées en novembre 2020.

BILAN DU QUESTIONNAIRE

 

Les ateliers de réflexion citoyenne

Une série d'ateliers de réflexion citoyenne a été organisée. Les participants sont tous des volontaires ayant signifié leur volonté de travailler sur le projet Rouen-Flaubert en répondant au questionnaire en ligne.

L’objectif de ces ateliers est de mobiliser des citoyens et citoyennes, leur donner les moyens de maîtriser le sujet, l’ensemble des enjeux et les limites de chaque solution envisageable afin de pouvoir émettre un avis éclairé. Les travaux de ces ateliers feront l’objet d’une restitution publique.

Pour préparer au mieux ce travail participatif, un webinaire de présentation du projet a été élaboré et communiqué aux citoyens et citoyennes volontaires. Celui-ci donne des éléments de présentation et de compréhension du projet, son historique et ses enjeux...

Un groupe de travail pour les associations et les acteurs économiques locaux

En parallèle des ateliers citoyens, et afin de garantir la mobilisation et l’expression de tous, une vingtaine d'acteurs locaux sont également mobilisés (réseau associatif local, acteurs institutionnels et économiques). Leurs travaux sont animés avec la même méthode et sur les mêmes thématiques que les ateliers de réflexion citoyenne. 

Au total, près de 80 personnes participent à ce travail collectif et détaillé de réflexion citoyenne. 

ACCÉDER AUX TRAVAUX DES GROUPES CITOYENS ET ACTEURS LOCAUX

 

Parmi les différents temps participatifs de ces ateliers, les citoyennes et citoyens ont été invité à un exercice d'écriture collaborative, déstinée à imaginer le quartier Rouen-Flaubert dans le futur et raconter les usages qu'ils imaginent d'y être développés en 15 ans. Cet exerce d'imaginaire positif intitulé "Bright miror" a été piloté par Bluenove. Ces récits ont été transformés en podcasts audio que vous pouvez découvrir ici :

ECOUTER LES PODCASTS

Des balades urbaines

Des balades urbaines et visites de chantier ont été organisées en mai 2021 afin de permettre au plus grand nombre de prendre part à cette concertation. Compte-tenu des conditions sanitaires liées à la crise du Covid19, les visites ont été limitées à 4 groupes de quelques personnes. D'autres balades pourront être programmées dans la seconde phase de la concertation.

Les outils numériques

Au-delà des groupes de travail, la population est invitée à participer activement à la concertation. Ainsi des questionnaires en ligne sont proposés et diffusés sur le site JE PARTICIPE ainsi que sur la page facebook de la participation citoyenne et de la Métropole.

Les acteurs du territoire (associations, entreprises, collectivités...) peuvent également produire des cahiers d'acteurs sur la base d’un « document type » permettant de proposer une contribution "détaillée" qui sera publiée sur la plateforme et consultable par l'ensemble des lecteurs et lectrices.

CAHIER D'ACTEUR ROUEN FLAUBERT

 

Enfin, vous avez la possibilité de proposer une contribution libre en utilisant le module de commentaires situé en bas de cette page (La création d'un compte sur le site JE PARTICIPE est nécessaire pour pouvoir contribuer).

La restitution des travaux

Une séance d’échange, de partage et de restitution de la réflexion citoyenne a été organisée à la fin du printemps ainsi qu'une réunion publique de clôture et restitution de la concertation le 10 juin 2021 à 18h30 au 108 (Siège de la Métropole). Cette réunion s'est tenu en présentiel et a été diffusée en direct sur Facebook.

Un bilan de cette première phase de concertation est téléchargeable sur cette page.

La deuxième phase de concertation

La 2ème phase de concertation permettra ensuite de préciser les aspects pratiques et opérationnels du projet. Prévue en 2022, ses modalités seront définies collectivement à la lumière des enseignements de la première phase.

Vos contacts

Nom du service ou de la direction
Direction de l'aménagement et des grands projets
Nom de la personne ressource
Noémie HINFRAY
Fonction de la personne ressource
Responsable de projets
Mail de la personne ressource
jeparticipe@metropole-rouen-normandie.fr

Les avis déposés

GALMOT Eric

ven 04/06/2021 - 08:57

copie d'un courrier adressé au Maire de Rouen et pdt de la Métropole

Monsieur le Maire de Rouen et président de la Métropole,

Je fais partie de la dizaine de personnes qui a été invitée le 12 janvier à participer à la concertation sur les risques concernant le futur quartier Flaubert.

Je ne peux qu’approuver le principe de cette démarche, mais j’ai décidé d’arrêter ma participation à la deuxième séance, le 9 février. En effet, je n’ai pas été convaincu par le style très « cadré » de cette concertation.

Une concertation très (trop) « cadrée ». D’emblée, nous avons été informés que cet exercice serait limité par des « invariants » impossibles à remettre en question, lesquels nous ont été énumérés. Puis a été développé l’argumentaire selon lequel le quartier Flaubert serait certes exposé à des risques, mais finalement pas davantage que le reste de l’agglomération. J’ai ressenti, ce qui s’est confirmé par la suite, que notre participation devait donc se limiter à proposer des mesures d’accompagnement pour un projet qu’il était urgent de « sortir ».

Ce n’est pas ainsi que je concevais ma participation.
Les échanges lors de la première réunion du 12 janvier ont malgré tout permis de mettre en lumière certains faits.

1/ Quartier Flaubert : des risques mal identifiés et mal mesurés

Lors de la première séance nous a été présenté un extrait d’une carte des risques technologiques pour Lubrizol (carte PPRT), peu compréhensible et pour tout dire, peu convaincante, avec ses périmètres de risques collés à l’usine. Une carte du risque inondation (PPRI) a aussi été montrée.

A mon avis, ces cartes ne donnent qu’une idée partielle et fragmentée du sujet « risques ».
Je fais le constat qu’il n’existe pas aujourd’hui de cartographie simple, pédagogique et crédible de l’ensemble des risques et des pollutions auxquelles serait exposé le quartier Flaubert (mais aussi l’ensemble de la rive gauche).

Au fil des échanges, nous avons pu identifier :
• le risque inondation, qui semble avoir été bien intégré dans la conception du plan du futur quartier ;
• la proximité immédiate de Lubrizol (mal identifié sur les cartes du quartier présentées) mais aussi d’autres établissements industriels à risques (non identifiés sur les cartes) : cumul de risques d’incendie et de risques d’explosion, auquel s’ajoute probablement l’exposition des riverains à une pollution permanente de l’air (des mesures de qualité de l’air sont-elles effectuées sur le site du quartier Flaubert et aux alentours  ?)  ;
• la présence des silos à grains, qui présentent un risque d’explosion (non identifié sur les cartes) ;
• la présence de la voie rapide vers le pont Flaubert, destinée à devenir une voie majeure d’entrée dans Rouen, qui exposera les populations riveraines au bruit et à la pollution ; et la présence de voies ferrées, qui pourraient s’avérer très bruyantes. Aucune objectivation de ces nuisances (mesure de la pollution de l’air, mesure du bruit en fonction du trafic prévisible) n’a été fournie au débat.

Après recherche, dans le diagnostic territorial du PLUI de Rouen, sauf erreur de ma part, je n’ai rien trouvé sur les risques, alors que chacun sait que l’agglomération rouennaise est directement impactée par la présence de nombreux établissements industriels à risques.

Construire la transparence et objectiver les risques. C’est pourquoi il me semble que, dans un souci de transparence, la réalisation d’une carte pédagogique identifiant et objectivant l’ensemble des risques, pollutions et nuisances concernant le futur quartier, mais aussi la rive gauche et l’agglomération de Rouen, est un préalable. Elle devrait être présentée aux habitants de Rouen et de la métropole à l’occasion des débats à venir. Pour nous, elle aurait vocation à dessiner un univers de contraintes devant orienter la conception de l’urbanisme de demain.

2/ Une culture collective du risque industriel inexistante

Un point de vue (dominant) présenté par les organisateurs de l’atelier « risques » est qu’il conviendrait surtout de préparer les futurs habitants du quartier Flaubert à des mesures de protection (type confinement chez soi ou dans des espaces protégés) et d’évacuation en cas de problème... le reste ne serait lié qu’à des « inquiétudes » un peu irrationnelles qu’il faudrait dissiper.
Telle n’est pas ma position. Il faut tirer des leçons de l’accident Lubrizol.

Penons acte que notre culture collective du risque industriel/technologique est proche de zéro. Force est de constater que plus d’un an après l’accident Lubrizol, nous en sommes au même point : peu d’informations accessibles, peu de surveillance des établissements à risques, pas de préparation aux incidents, pas de véritable suivi sanitaire. Le réalisme nous donne à penser que cela ne changera pas à court/moyen terme.
Or on assiste à une multiplication des incidents dans l’agglomération, liés à l’obsolescence d’un appareil industriel mal entretenu et mal surveillé1. Le dernier en date, celui de Multisol, dans la nuit du 31 décembre, aurait pu se révéler pire que celui de Lubrizol : c’est une nouvelle alerte.

Le « droit à un environnement sûr » prévu par la Constitution est un préalable pour la réalisation de quartiers nouveaux. La Commission européenne demande à la France des efforts plus rapides pour améliorer la qualité de l’air, sous peine de sanctions. Des zones à faible émission vont être mises en place dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants. Serait-il cohérent, à l’heure de la transition écologique/énergétique, dont Rouen veut être l’un des chefs de file, d’aggraver l’exposition de la population par la construction d’un nouveau quartier exposé à des émanations toxiques et à des risques d’explosion ?

En outre, il existe aussi un risque juridique : la Constitution intègre la Charte de l’environnement, qui stipule dans son article 1er « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ».

3/ Proposer un scénario mode « pause »

Lors des discussions du premier atelier, un scénario alternatif a été proposé : accepter de mettre en mode « pause » l’aménagement du quartier Flaubert. Il serait irresponsable d’exposer 15 000 habitants à des risques majeurs qui ne sont pas maîtrisés, et à des nuisances qui ne sont pas mesurées alors que d’autre quartiers, moins exposés (ex. gare Saint-Sever), offrent des opportunités d’aménagement importantes.

Lier transition écologique/énergétique et aménagement du quartier Flaubert...
Les accidents industriels récents (AZF etc.) montrent que les centres urbains ne peuvent plus accueillir des établissements industriels à haut risque. C’est seulement au fur et à mesure que se réalisera la transition industrielle rouennaise, par la délocalisation progressive des activités industrielles les plus dangereuses, et par leur transformation en activités économiques/écologiques (recyclage et dépollution, énergies renouvelables, filière hydrogène etc.), que pourrait se réaliser graduellement, dans des conditions sereines, le quartier Flaubert.

...et engager une réflexion sur la recomposition à long terme des espaces industriels de bord de Seine.
A mon avis, il serait opportun d’engager une réflexion sur la requalification/recomposition à grande échelle des fonciers industriels/logistiques rouennais en bord de Seine, en s’inspirant de ce qui a été réalisé lors du départ de Petroplus. En parallèle, il serait intéressant de repérer, dans le cadre du grand projet de l’axe Seine, les fonciers pouvant accueillir des activités industrielles à risques (ex. Mantes-Porcheville ?).

Je vous prie d’accepter, monsieur le Maire et Président de la Métropole, mes salutations les plus distinguées.

Eric GALMOT
urbaniste

Lebeauf76

dim 13/06/2021 - 01:35

Et pourquoi pas une gigantesque maison close à la place .

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