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  • CONCERTATION PUBLIQUE
Repensons le quartier Rouen Flaubert
Date de lancement de la consultation
Date de clôture de la consultation
Flaubert 2

Rouen Flaubert est un projet urbain de grande ambition que la Métropole porte maintenant depuis plusieurs années. C’est l’aménagement d’un grand quartier qui se situe sur la rive gauche de la Seine, en entrée d’agglomération, à cheval sur les communes de Rouen et de Petit-Quevilly. Ce projet a pour but d’éviter l’étalement urbain tout en transformant durablement un site de 90 hectares de friches industrielles, très bien placé en bordure de Seine, entre le centre-ville et le port et qui aura vocation à accueillir 15 000 usagers. Ce projet d’aménagement urbain, conçu il y a plus 10 ans, doit être repensé avec la population et les acteurs du territoire et évoluer en fonction des attentes citoyennes, des enjeux sociaux, environnementaux et économiques d’aujourd’hui et demain.

Pour ce faire, une démarche de concertation en plusieurs phases a été initiée en octobre 2020. Elle a pour but notamment de tenir compte d’une conscience accrue de l’urgence climatique, de la nécessité de construire une ville plus résiliente et des évolutions sociétales (liées entre autres à la pandémie du COVID) qui modifieront très durablement notre comportement, nos modes de vie et notre relation avec notre logement, notre travail ou encore notre façon de nous déplacer. C’est également l’opportunité de réfléchir ensemble aux modifications qu’il faut apporter au projet pour tenir compte de sa proximité avec la zone industrielle.

S’agissant d’un projet à rayonnement métropolitain, la concertation est ouverte à l'ensemble des habitant·e·s des 71 communes de la Métropole Rouen Normandie, ainsi qu'au réseau associatif, aux acteur·rices économiques et usager·es du territoire.

Une première phase de concertation a eu lieu du 15 octobre au 15 avril 2021 en vue de requestionner les grandes composantes du projet urbain et du plan guide à travers la prise en compte des risques naturels et industriels, et la redéfinition des objectifs de nature en ville pour l’aménagement de ce quartier.

Si vous voulez avoir un retour sur la prise en compte des contributions citoyennes issues de la première phase de concertation, téléchargez le:

BILAN 1ERE PHASE CONCERTATION
 

Nous vous proposons désormais de participer à la deuxième phase de concertation qui s'étendra du 1er mars au 16 décembre 2022, séquencée en deux périodes: mars-juin et septembre-décembre.

Pour lancer officiellement cette deuxième phase de concertation, qui durera jusqu'en décembre 2022, pour faire désormais évoluer les aspects plus concrets et opérationnels du projet tels que les mobilités, la qualité du logement, les formes urbaines, le vivre ensemble, les services et équipements publics ou encore l’émergence d’une démarche participative dans la gestion et la vie du quartier... une réunion publique de lancement de a phase 2 a été organisée le jeudi 17 mars à 19h au 108 (siège de la Métropole, au sein même du quartier Flaubert!).

Elle a notamment permis:

  • d'apporter des réponses précises aux contributions formulées lors de la première phase de concertation organisée d’octobre 2020 à juin 2021;
  • d’expliquer les arbitrages, les choix opérés et les évolutions qui résultent de ces contributions citoyennes;

Le questionnaire: logement et mobilité !

Ce questionnaire a ouvert la seconde phase de concertation sur le projet Rouen Flaubert (clôturé le 29 mars 2022)

Il a été conçu pour introduire le logement et la mobilité dans la réflexion collective autour du projet Rouen Flaubert.

En effet, la mobilité a été identifiée, dès les prémices de la démarche, comme un sujet majeur à intégrer dans la concertation pour améliorer le fonctionnement urbain du nouveau quartier Rouen Flaubert. Il s'agira donc de définir collectivement quels sont les enjeux spécifiques liés à chacun des modes de déplacement (marche à pied, vélo, transports en commun, voitures...) en tenant compte des pratiques de mobilité émergentes (marche à pied augmentée, partage/mutualisation des véhicules, des vélos...), de bien identifier les besoins et attentes des futur·es usager·es en la matière et de déterminer ce que cela suppose en termes d'infrastructures, de partages de l'espace, d'équipements et de services à prévoir au sein de Rouen Flaubert.

Aussi, les réflexions qui seront conduites autour de la question du logement ont vocation à identifier les besoins et attentes des futur·es usager·es en termes de qualité du logement et de formes urbaines, mais aussi de traiter les enjeux du vivre ensemble, de caractériser ce qui fait le confort, la qualité d'habiter d'un logement et d'un quartier, la façon de concilier au mieux les différents usages des espaces et des équipements publics et de veiller à ce qu'ils soient inclusifs, autant de facteurs qui vont potentiellement favoriser le lien social et la solidarité dans la ville de demain.

Enfin, ce questionnaire aussi permis d'identifier les volontaires souhaitant intégrer le panel des citoyens volontaires qui participeront activement à la concertation. Si vous souhaitez intégrer ce panel malgré la fin du questionnaire, contactez nous à l'adresse jeparticipe@metropole-rouen-normandie ou au 02.76.30.32.01

 
 

 

Informations sur le projet

Les objectifs de la concertation

  1. Proposer un espace de dialogue permettant à la Métropole de répondre aux questionnements qui ont été véhiculés sur ce projet.
  2. Permettre aux habitant·es et aux acteur·rices locaux d’exprimer leurs attentes pour ce quartier.
  3. Se donner la possibilité de faire évoluer le projet de manière à tenir compte des transformations sociétales (risques sanitaires notamment) et du changement climatique (risques d’inondation, canicules plus fréquentes...) dans une approche de résilience.

Les thématiques qui sont abordées lors de cette concertation

Dans le cadre de cette démarche de participation citoyenne plusieurs thématiques ont été identifiées par la Métropole conjointement avec les attentes des citoyens :

  • La prise en compte et la maîtrise des risques naturels et industriels - abordé lors de la première phase
  • le devenir de la frange ouest du quartier, espace de transition entre les infrastructures routières, la zone industrialo-portuaire et la zone mixte habitat/activités - abordé lors de la première phase
  • l’aménagement du parc du canal au centre du quartier - abordé lors de la première phase
  • la nature et la biodiversité en ville - abordé lors de la première phase
  • la gestion des déplacements (voiture, transports collectifs, vélo, marche) en interne au quartier et pour le relier aux quartiers existants - sera abordé lors de la deuxième phase
  • la qualité du logement, la modularité des espaces, les enjeux du vivre ensemble, de qualité de l'habiter et de partage des espaces - sera abordé lors de la deuxième phase
  • les équipements et services publics du quartier - sera abordé lors de la deuxième phase
  • l'engagement et la participation citoyenne dans la gestion du quartier - sera abordé lors de la deuxième phase

Ces thématiques ne sont pas exhaustives et d’autres sujets de concertation peuvent être proposés à la collectivité dans le cadre de cette démarche participative.

Les invariants du projet

Si de nombreux sujets sont proposés à la concertation, d’autres ne peuvent être modifiés et sont à considérer comme des « invariants ». En raison de contraintes techniques, réglementaires ou d’avancement des projets, les invariants identifiés par la Métropole Rouen Normandie sont :

  • le périmètre du quartier et la proximité à la zone industrialo-portuaire ;
  • le raccordement au Pont Flaubert (sous maîtrise d’ouvrage de l’État) ;
  • la poursuite des aménagements déjà engagés ;
  • la poursuite même du quartier au-delà de ce qui a déjà été engagé, toutefois en tenant compte des résultats de cette concertation.
  • la ligne TEOR T5
  • le réseau cyclable des Avenues Rondeaux et Champlin (N1)
  • la trame viaire du plan guide Rouen Flaubert (à télécharger ci-dessous)

Le dispositif de concertation proposé pour le projet Rouen Flaubert

La concertation publique relative au quartier Rouen Flaubert se déroulera en 2 phases :

  • une 1ère phase de mise en débat des grands principes du schéma directeur du projet, d'octobre 2020 à avril 2021 (6 mois);
  • une 2ème phase de concertation permettra ensuite de préciser les aspects pratiques et opérationnels du projet, de mars à juin puis de septembre à décembre 2022 (8 mois).

La deuxième phase de concertation

La seconde phase, qui débute à présent, durera toute l'année et sera organisée en deux séquences: de mars à juin puis de septembre à décembre. L'objectif est de réadapter et faire évoluer les aspects plus concrets et opérationnels du projet à travers le traitement de sujets tels que les mobilités, la qualité du logement (mars à juin 2022), le vivre ensemble, les services et équipements publics ou encore l’émergence d’une démarche participative dans la gestion du quartier (septembre à décembre 2022).

L’état d’esprit très constructif qui a caractérisé les échanges de la première phase de concertation est bien entendu recherché pour la deuxième phase, qui est tout aussi pertinente et nécessaire à la maturation de ce grand projet d’aménagement urbain durable.

Les modalités de cette deuxième phase de concertation

  • Un questionnaire initial (publié le 1er mars) : permettant d’identifier le panel de citoyen·nes et d’amorcer les questionnements sur le logement et la mobilité
  • La diffusion d'une brochure explicitant la prise en compte des contributions issues de la première phase de concertation (à partir du 17 mars)
  • La création d'un panel de citoyen·nes volontaires : pour travailler de manière approfondie sur deux thématiques entre mars et juin: logement et la mobilité. Grace à un travail en atelier participatif, des visites de terrain et l'auditions d’experts... (en reproduira la même méthode pour la séquence allant de septembre à décembre)
  • Des balades urbaines: proposées au tout publique
  • Des questionnaires intermédiaires: pour permettre au tout public de s’exprimer, pour tester/prioriser des propositions du panel de citoyen·nes
  • Des réunions publiques de lancement et clôture de chaque séquence (mars-juin et septembre-décembre).

Pour tout savoir sur cette deuxième phase de concertation, participez à la réunion de lancement le jeudi 17 mars à 19h au 108 (siège de la Métropole, au sein même du quartier Flaubert!). Cette réunion est proposée en priorité aux habitants souhaitant intégrer les panel de citoyen·nes volontaires, mais est ouverte à tout public! A cette occasion, il sera également proposé un retour sur la prise en compte des contributions citoyennes de la première phase de concertation.

Le questionnaire: logement et mobilité !

Ce questionnaire a ouvert la seconde phase de concertation sur le projet Rouen Flaubert (clôturé le 29 mars 2022)

Il a été conçu pour introduire le logement et la mobilité dans la réflexion collective autour du projet Rouen Flaubert.

En effet, la mobilité a été identifiée, dès les prémices de la démarche, comme un sujet majeur à intégrer dans la concertation pour améliorer le fonctionnement urbain du nouveau quartier Rouen Flaubert. Il s'agira donc de définir collectivement quels sont les enjeux spécifiques liés à chacun des modes de déplacement (marche à pied, vélo, transports en commun, voitures...) en tenant compte des pratiques de mobilité émergentes (marche à pied augmentée, partage/mutualisation des véhicules, des vélos...), de bien identifier les besoins et attentes des futur·es usager·es en la matière et de déterminer ce que cela suppose en termes d'infrastructures, de partages de l'espace, d'équipements et de services à prévoir au sein de Rouen Flaubert.

Aussi, les réflexions qui seront conduites autour de la question du logement ont vocation à identifier les besoins et attentes des futur·es usager·es en termes de qualité du logement et de formes urbaines, mais aussi de traiter les enjeux du vivre ensemble, de caractériser ce qui fait le confort, la qualité d'habiter d'un logement et d'un quartier, la façon de concilier au mieux les différents usages des espaces et des équipements publics et de veiller à ce qu'ils soient inclusifs, autant de facteurs qui vont potentiellement favoriser le lien social et la solidarité dans la ville de demain.

Enfin, ce questionnaire aussi permis d'identifier les volontaires souhaitant intégrer le panel des citoyens volontaires qui participeront activement à la concertation. Si vous souhaitez intégrer ce panel malgré la fin du questionnaire, contactez nous à l'adresse jeparticipe@metropole-rouen-normandie.fr ou au 02.76.30.32.01

 

 

Ce qu'il s'est passé durant la première phase de concertation

    La première phase de concertation : octobre 2020-mai 2021

    Cette première phase de concertation a fait appel à des outils numériques et des réunions en présentiel avec la population et les acteurs du territoire, ceci afin de permettre à chacun.e de prendre part aux échanges selon les modalités proposées.

    La réunion publique du 15 octobre 2020

    Une première réunion publique organisée le 15 octobre 2020 a permis un premier temps de présentation des enjeux du projet et de dialogue, afin d’identifier collectivement les sujets à concerter. Ainsi, aux thématiques proposées initialement par la Métropole Rouen Normandie sont venues s’ajouter les propositions citoyennes suivantes :

    • La prise en compte et la maîtrise des risques naturels et industriels
    • La conception des espaces publics pour une meilleure appropriation par les femmes
    • Les services et les commerces de proximité à prévoir

     

     

    Suite à cette réunion publique, la Métropole a proposé un questionnaire pour interroger plus largement les citoyen.ne.s sur leur connaissance et leurs premiers ressentis du projet. Par ailleurs ce questionnaire a permis à celles et ceux qui le souhaitaient de prendre une part active dans la concertation en s'inscrivant dans l’un des groupes de réflexion citoyenne qui vont être crées en novembre 2020.

    BILAN DU QUESTIONNAIRE

     

    Les ateliers de réflexion citoyenne

    Une série d'ateliers de réflexion citoyenne a été organisée. Les participant·es sont tous des volontaires ayant signifié leur volonté de travailler sur le projet Rouen-Flaubert en répondant au questionnaire en ligne.

    L’objectif de ces ateliers est de mobiliser des citoyen·nes, leur donner les moyens de maîtriser le sujet, l’ensemble des enjeux et les limites de chaque solution envisageable afin de pouvoir émettre un avis éclairé. Les travaux de ces ateliers ont fait l’objet d’une restitution publique (voir ci-dessous).

    Pour préparer au mieux ce travail participatif, un webinaire de présentation du projet a été élaboré et communiqué aux citoyens et citoyennes volontaires. Celui-ci donne des éléments de présentation et de compréhension du projet, son historique et ses enjeux...

    Un groupe de travail pour les associations et les acteurs économiques locaux

    En parallèle des ateliers citoyens, et afin de garantir la mobilisation et l’expression de tous, une vingtaine d'acteur·rices locaux sont également mobilisés (réseau associatif local, acteur·rices institutionnels et économiques). Leurs travaux sont animés avec la même méthode et sur les mêmes thématiques que les ateliers de réflexion citoyenne. 

    Au total, près de 80 personnes participent à ce travail collectif et détaillé de réflexion citoyenne. 

    ACCÉDER AUX TRAVAUX DES GROUPES CITOYENS ET ACTEUR·RICES LOCAUX

     

    Parmi les différents temps participatifs de ces ateliers, les citoyennes et citoyens ont été invité à un exercice d'écriture collaborative, destinée à imaginer le quartier Rouen-Flaubert dans le futur et raconter les usages qu'ils imaginent d'y être développés en 15 ans. Cet exerce d'imaginaire positif intitulé "Bright miror" a été piloté par Bluenove. Ces récits ont été transformés en podcasts audio que vous pouvez découvrir ici :

    ECOUTER LES PODCASTS

    Des balades urbaines

    Des balades urbaines et visites de chantier ont été organisées en mai 2021 afin de permettre au plus grand nombre de prendre part à cette concertation. Compte-tenu des conditions sanitaires liées à la crise du Covid19, les visites ont été limitées à 4 groupes de quelques personnes. D'autres balades pourront être programmées dans la seconde phase de la concertation.

    Les outils numériques

    Au-delà des groupes de travail, la population est invitée à participer activement à la concertation. Ainsi des questionnaires en ligne sont proposés et diffusés sur le site JE PARTICIPE ainsi que sur la page facebook de la participation citoyenne et de la Métropole.

    Enfin, vous avez la possibilité de proposer une contribution libre en utilisant le module de commentaires situé en bas de cette page (La création d'un compte sur le site JE PARTICIPE est nécessaire pour pouvoir contribuer).

    La restitution des travaux

    Une séance d’échange avec les élu·es, de partage et de restitution de la réflexion citoyenne a été organisée à la fin du printemps ainsi qu'une réunion publique de clôture et restitution de la concertation le 10 juin 2021 à 18h30 au 108 (Siège de la Métropole). Cette réunion s'est tenu en présentiel et a été diffusée en direct sur Facebook.

    Un bilan de cette première phase de concertation est téléchargeable sur cette page.

     

    Vos contacts

    Nom du service ou de la direction
    Direction de l'aménagement et des grands projets
    Nom de la personne ressource
    Noémie HINFRAY
    Fonction de la personne ressource
    Responsable de projets
    Mail de la personne ressource
    jeparticipe@metropole-rouen-normandie.fr

    Les avis déposés

    GALMOT Eric

    ven 04/06/2021 - 08:57

    copie d'un courrier adressé au Maire de Rouen et pdt de la Métropole

    Monsieur le Maire de Rouen et président de la Métropole,

    Je fais partie de la dizaine de personnes qui a été invitée le 12 janvier à participer à la concertation sur les risques concernant le futur quartier Flaubert.

    Je ne peux qu’approuver le principe de cette démarche, mais j’ai décidé d’arrêter ma participation à la deuxième séance, le 9 février. En effet, je n’ai pas été convaincu par le style très « cadré » de cette concertation.

    Une concertation très (trop) « cadrée ». D’emblée, nous avons été informés que cet exercice serait limité par des « invariants » impossibles à remettre en question, lesquels nous ont été énumérés. Puis a été développé l’argumentaire selon lequel le quartier Flaubert serait certes exposé à des risques, mais finalement pas davantage que le reste de l’agglomération. J’ai ressenti, ce qui s’est confirmé par la suite, que notre participation devait donc se limiter à proposer des mesures d’accompagnement pour un projet qu’il était urgent de « sortir ».

    Ce n’est pas ainsi que je concevais ma participation.
    Les échanges lors de la première réunion du 12 janvier ont malgré tout permis de mettre en lumière certains faits.

    1/ Quartier Flaubert : des risques mal identifiés et mal mesurés

    Lors de la première séance nous a été présenté un extrait d’une carte des risques technologiques pour Lubrizol (carte PPRT), peu compréhensible et pour tout dire, peu convaincante, avec ses périmètres de risques collés à l’usine. Une carte du risque inondation (PPRI) a aussi été montrée.

    A mon avis, ces cartes ne donnent qu’une idée partielle et fragmentée du sujet « risques ».
    Je fais le constat qu’il n’existe pas aujourd’hui de cartographie simple, pédagogique et crédible de l’ensemble des risques et des pollutions auxquelles serait exposé le quartier Flaubert (mais aussi l’ensemble de la rive gauche).

    Au fil des échanges, nous avons pu identifier :
    • le risque inondation, qui semble avoir été bien intégré dans la conception du plan du futur quartier ;
    • la proximité immédiate de Lubrizol (mal identifié sur les cartes du quartier présentées) mais aussi d’autres établissements industriels à risques (non identifiés sur les cartes) : cumul de risques d’incendie et de risques d’explosion, auquel s’ajoute probablement l’exposition des riverains à une pollution permanente de l’air (des mesures de qualité de l’air sont-elles effectuées sur le site du quartier Flaubert et aux alentours  ?)  ;
    • la présence des silos à grains, qui présentent un risque d’explosion (non identifié sur les cartes) ;
    • la présence de la voie rapide vers le pont Flaubert, destinée à devenir une voie majeure d’entrée dans Rouen, qui exposera les populations riveraines au bruit et à la pollution ; et la présence de voies ferrées, qui pourraient s’avérer très bruyantes. Aucune objectivation de ces nuisances (mesure de la pollution de l’air, mesure du bruit en fonction du trafic prévisible) n’a été fournie au débat.

    Après recherche, dans le diagnostic territorial du PLUI de Rouen, sauf erreur de ma part, je n’ai rien trouvé sur les risques, alors que chacun sait que l’agglomération rouennaise est directement impactée par la présence de nombreux établissements industriels à risques.

    Construire la transparence et objectiver les risques. C’est pourquoi il me semble que, dans un souci de transparence, la réalisation d’une carte pédagogique identifiant et objectivant l’ensemble des risques, pollutions et nuisances concernant le futur quartier, mais aussi la rive gauche et l’agglomération de Rouen, est un préalable. Elle devrait être présentée aux habitants de Rouen et de la métropole à l’occasion des débats à venir. Pour nous, elle aurait vocation à dessiner un univers de contraintes devant orienter la conception de l’urbanisme de demain.

    2/ Une culture collective du risque industriel inexistante

    Un point de vue (dominant) présenté par les organisateurs de l’atelier « risques » est qu’il conviendrait surtout de préparer les futurs habitants du quartier Flaubert à des mesures de protection (type confinement chez soi ou dans des espaces protégés) et d’évacuation en cas de problème... le reste ne serait lié qu’à des « inquiétudes » un peu irrationnelles qu’il faudrait dissiper.
    Telle n’est pas ma position. Il faut tirer des leçons de l’accident Lubrizol.

    Penons acte que notre culture collective du risque industriel/technologique est proche de zéro. Force est de constater que plus d’un an après l’accident Lubrizol, nous en sommes au même point : peu d’informations accessibles, peu de surveillance des établissements à risques, pas de préparation aux incidents, pas de véritable suivi sanitaire. Le réalisme nous donne à penser que cela ne changera pas à court/moyen terme.
    Or on assiste à une multiplication des incidents dans l’agglomération, liés à l’obsolescence d’un appareil industriel mal entretenu et mal surveillé1. Le dernier en date, celui de Multisol, dans la nuit du 31 décembre, aurait pu se révéler pire que celui de Lubrizol : c’est une nouvelle alerte.

    Le « droit à un environnement sûr » prévu par la Constitution est un préalable pour la réalisation de quartiers nouveaux. La Commission européenne demande à la France des efforts plus rapides pour améliorer la qualité de l’air, sous peine de sanctions. Des zones à faible émission vont être mises en place dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants. Serait-il cohérent, à l’heure de la transition écologique/énergétique, dont Rouen veut être l’un des chefs de file, d’aggraver l’exposition de la population par la construction d’un nouveau quartier exposé à des émanations toxiques et à des risques d’explosion ?

    En outre, il existe aussi un risque juridique : la Constitution intègre la Charte de l’environnement, qui stipule dans son article 1er « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ».

    3/ Proposer un scénario mode « pause »

    Lors des discussions du premier atelier, un scénario alternatif a été proposé : accepter de mettre en mode « pause » l’aménagement du quartier Flaubert. Il serait irresponsable d’exposer 15 000 habitants à des risques majeurs qui ne sont pas maîtrisés, et à des nuisances qui ne sont pas mesurées alors que d’autre quartiers, moins exposés (ex. gare Saint-Sever), offrent des opportunités d’aménagement importantes.

    Lier transition écologique/énergétique et aménagement du quartier Flaubert...
    Les accidents industriels récents (AZF etc.) montrent que les centres urbains ne peuvent plus accueillir des établissements industriels à haut risque. C’est seulement au fur et à mesure que se réalisera la transition industrielle rouennaise, par la délocalisation progressive des activités industrielles les plus dangereuses, et par leur transformation en activités économiques/écologiques (recyclage et dépollution, énergies renouvelables, filière hydrogène etc.), que pourrait se réaliser graduellement, dans des conditions sereines, le quartier Flaubert.

    ...et engager une réflexion sur la recomposition à long terme des espaces industriels de bord de Seine.
    A mon avis, il serait opportun d’engager une réflexion sur la requalification/recomposition à grande échelle des fonciers industriels/logistiques rouennais en bord de Seine, en s’inspirant de ce qui a été réalisé lors du départ de Petroplus. En parallèle, il serait intéressant de repérer, dans le cadre du grand projet de l’axe Seine, les fonciers pouvant accueillir des activités industrielles à risques (ex. Mantes-Porcheville ?).

    Je vous prie d’accepter, monsieur le Maire et Président de la Métropole, mes salutations les plus distinguées.

    Eric GALMOT
    urbaniste

    Lebeauf76

    dim 13/06/2021 - 01:35

    Et pourquoi pas une gigantesque maison close à la place .

    Krikette

    dim 13/03/2022 - 15:04

    Je partage la plupart des avis ici postés et notamment celui de Cédric Dominas, il nous faut du vert, du vert et encore du vert, pas d'habitations.
    Appeler ce quartier un éco quartier n'est pas du tout compréhensible par le grand public. Le grand public voit éco comme une zone écologique, or la zone n'a rien, absolument rien d'écologique à mon sens : de la construction, encore et toujours. Oui, les constructions vont respecter toutes les règles de haute performance énergétique… ISO… (voir peut-être plus). Mais l'enjeu est sur l'environnement et surtout les alentours, qui eux n'ont rien, mais alors absolument rien d'écologiques voir sont plus que dangereux… et oui, Lubrizol ne semble pas avoir servi de leçon.

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